dimanche 4 juillet 2010

Vatnajökull & Jökulsárlón

Aujourd’hui, alors qu’on nous avait prédit du beau temps, il pleut un peu et les nuages sont très bas. J’ai un peu peur que la marche sur le glacier soit annulé, mais non, c’est juste un peu dommage que le ciel ne soit pas dégagé pour que l’on puisse voir au loin.

Mais ça n’a rien enlevé à la beauté du site. Le Vatnajökull est le plus grand glacier d’Europe, il est grand comme la Corse et fait jusqu’à 600m d’épaisseur. En 4h, je n’ai donc vu qu’un tout petit bout. Nous avons marché sur la langue de glacier « Svínafellsjökull » près de Skaftafell.

Le guide nous a montré la différence entre les points d’accès au glacier aujourd’hui et d’il y a à peine quelques années. Observer ainsi les conséquences du réchauffement climatique, ça fait peur.

Après nous avoir expliquer comment monter, descendre et longer une pente avec des crampons, on est parti à 6 découvrir un univers étrange. Il y a eu quelques passage un peu dangereux au dessus des crevasses où sur les crêtes et de temps en temps, le guide creuser des marches pour nous faciliter le boulot.













Un fois revenus à « terre », on a appris que nous étions sur une scène de tournage de Batman Begins, pour ceux qui l’ont vu, le village soit disant dans l’Himalaya, était ici. D’ailleurs le guide a dit être enragé, car il ont foutu un beau bordel sur le site.

Après avoir casser la croute au camping de Skaftafel, je suis parti faire une balade digestive vers Svartifoss. Il y a d’abord sur la route Hundafoss (la cascade des chiens), une petite cascade en débit mais assez haute. Le chemin change un peu de d’habitude car on est entouré d’arbustes, ce qui est plutôt rare ici. On arrive plus loin à Svartifoss (la cascade noire) où l’on peut voir des orgues basaltiques si géométrique qu’on pourrait se demander si c’est vraiment naturel.







Je reprends ensuite la route vers l’Est pour voir Jökulsárlón, le lac dans lequel plonge le glacier et se disloque en iceberg. Pas mal de film ont été tourné ici aussi (James Bond, Lara Croft…). Mais je fais d’abord un arrêt à un autre lac du même genre, plus petit mais moins fréquenté et plus proche du glacier.





A Jökulsárlón, j’ai pu voir en plus de icebergs évidemment, plusieurs vols d’oies sauvages. Elles se font bien remarquer, alors que le silence règne et que l’on entend seulement la glace craquer et des morceaux tomber dans l’eau au loin, elles arrivent en survolant le site en V tout en caquetant (je ne connais pas le mot pour les oies).
Je me suis attardé un peu, car je suis tombé sur un couple de Hollandais avec qui j’avais voyagé hier. Et tant mieux, car on a pu voir deux phoques nager près des icebergs. Dans la série « 1ère fois que », je peux ajouter avoir vu phoque en liberté.











Lakagígar

Réveil matinal à Klaustur dans un camping au pied de la falaise.
Il est 7h30, la douche est payante et fonctionne avec des pièces de 50ISK, celles bien entendu que je n'ai pas. Je me lave les cheveux tant bien que mal dans le lavabo, mais je fais un croix sur la possibilité d'enlever toutes les cendres.
Je vais payé ma nuit à 8h00 et apprend que le départ de mn bus n'est pas à 9h30, mai à 9h.



Le bus 4x4 nous conduit à Lakagígar, les cratères de Laki.
Premier arret à Fjaðrárgljúfur, une gorge pas très loin de Klaustur.



Second arret près d'une jolie cascade dont le nom m'échappe.



Plusieurs cours d'eau à traverser, pas trop profond, mais quand on n'est pas habitué, ça fait bizarre.



Arrivée au Laki, un endroit désertique où a eu lieu la plus grande éruption du pays en 1783, 1/5 de la population y est resté. Si on faisait un cube avec toute la lave, celui-ci ferait 2,5km de coté. Si ça n'a pas géné les avion à l'époque, les traces sont visible jusqu'au Japon et certains émettent l'hypothèse que cela a eu un impact sur le déclenchement de la révolution française (mauvaise récolte = colère paysanne = révolution)
Sur la partie gauche de la photo, on voit un chapelet de volcan s'étendant au loin.





Sur la route j'ai sympatisé avec des belges flamands (mais pas séparatistes, faut pas déconner non plus), j'espère les recroiser demain à Höfn.

Au programme demain, une balade sur le Vatnajökull, le plus grand glacier d'Europe. Plus précisément sur le Svinafellsjökull.

vendredi 2 juillet 2010

De Skógar à Vik

Après une bonne nuit sur un matelas et la pluie qui s'est arretée, je suis partant pour découvrir ce qu'est un glacier.

Mais d'abord, j'en profite pour aller dire bonjour à Skogafoss qui est juste à coté.



Je monte tout en haut pour voir d'un autre point de vue.



Et tout en haut, c'est plutôt haut



Le chemin continue loin, je me suis juste baladé sur une centaine de mètre et j'y ai aussi ramassé un peu de cendre



Je prends la route où je croise à nouveau mes copains les moutons. C'est rigolo il y a du grillage, mais visiblement c'est pas fait pour eux.



On arrive au pied du glacier après 5km de route chaotique. Sur la route je vois un arc-en-ciel et je m'empresse de dégainer l'appareil.



Je découvre pour la première fois de ma vie un glacier.



On enfile les crampons et on prend un piolet et c'est parti ! Il y a des pyramides noires, ce sont les cendres de la dernière éruption qui se sont déposés là, protégeant la glace de la fonte. la glace a fondue juste à coté, créant ainsi les pointes de glaces toujours recouvertes de cendres



La suite de la balade en vrac:

Notre guide nous montre un trou dans lequel les eaux de pluie et de fonte s'engouffre pour circuler dans les couloirs dans le glacier. Il est aussi notre seul rempart à la chute... c'est pas rassurant, mais très gentil de sa part en tout cas.




Il ne fait pas trop froid, mais ça souffle pas mal.









Avant d'arriver à Vik, je suis passé à Dyrhólaey et à Reynishverfi
Dyrhólaey est la pointe la plus au sud de l'île et est également une réserve naturelle pour les oiseaux. Je voulais voir les macareux, mais il y a trop de vent (je n'exagère pas, on ne tient pas debout). La seule photo que j'ai est un huîtrier pie (là je me suis bien cassé le cul à trouver le nom français)





Reynishverfi est à coté de Vik, mais il faut faire un sacré détour autour d'une montagne. On y voit une sorte de grotte entourée de colonnes basaltiques


Les gens se balade sur la plage de sable noir tandis que des énormes vagues parviennent jusqu'au rivage.


Idéalement je dois aller à Klostur (Kirkjubaejarklaustur de son vrai nom), mais je vais peut-être rester à Vik et retourner voir les macareux, on m'a dit que c'est après 22h qu'on peut les voir.

Au fait, je vous balance des noms de "villes". Ici tout le monde les connais, mais à titre indicatif, Vik a 330 habitants, Skógar 30 et Klaustur 150. Pourtant, il y a toujours un camping à disposition!

jeudi 1 juillet 2010

De Hella à Skógar

Je savais qu'il allait pleuvoir hier soir, mais pluie+vent = caca, surtout quand tu dors en tente. Le bon coté, c'est que je peux dire que ma tente tient bien le vent.

Au matin j'ai couru jusqu'à ma voiture pour la rapprocher le plus possible de la tente, que j'ai démontée sous la flotte puis jeté en boule dans la voiture.

J'avais deux idées en tête pour aujourd'hui avant d'aller à un concert gratuit. A cause du temps de chien, j'ai du annulé, et le concert a été renvoyé à Reykjavik, tant pis j'irais pas. En attendant, j'ai sympathisé avec 2 cyclistes, bloqués par la pluie, et nous sommes allé faire un petit tour voir des cascades



Sur la route au sud de l'Eyjafjallajökull, le vent soulève les cendres et il pleut de la boue.



Les cendres soulevées par le vent obscurcissent l'air.



Ensuite je suis allé à Seljalandsfoss, c'est là où il devait y avoir le concert, mais de tout façon là j'y allais pour sa belle cascade où l'on peut marcher derrière.







Après avoir longuement réfléchi, je suis parti vers Skógar.
Cette fois, on voit bien la chute, Skogafoss, et d'assez loin en plus.



Je reste dormir ici, l'hotel est une ancienne école, et je dors dans un gymnase. Je n'ai jamais eu de chambre aussi grande avant :-)